08°) Jeudi 09 novembre 2006,
Israël fait de la provocation contre la FINUL au Liban,
l'ambassadeur d'Israël est convoqué.A Plusieurs reprises l'aviation israélienne a violé l'espace aérien du Liban en toute impunité, malgré les rappels à l'ordre de l'ONU. Visiblement aucune règle ne s'applique à israël.
09 novembre 2006-19h30, France 3.
Michèle Alliot-Marie, Ministre de la Défense, révélait hier soir un incident survenu le 31 octobre dernier dans la zone contrôlée par l'ONU dans le Sud du Liban. Selon la Ministre de la Défense, les casques bleus français ont été à deux secondes, je la cite, de tirer sur des avions de chasse israélien qui violaient l'espace aérien libanais, et descendait en piqué sur les positions françaises, une attitude qu'Israël répète en dépit des admonestations de la communauté internationale.Ici exactement au dessus du camp français de la Finul Deir Kifa, la provocation de l'aviation israélienne aurait pu se terminer en tragédie.
Michèle Alliot-Marie, Ministre de la Défense.
"Il y a eu un nouvel incident extrêmement grave, le 31 octobre où les avions sont passés en rase-motte, puis dans une disposition, qui est une disposition habituellement utilisée par les avions de chasse, pour soit lancer des bombes, soit tirer au canon."Ce missile Mistral était prêt à défendre cette installation et à riposter aux attaques de la chasse israélienne, qui a effectué trois passages menaçants.
Commandant Prazuck, Etat-Major des Armées.
"Les procédures de sauvegarde qui permettent d'assurer l'autodéfense des soldats français sous casques bleus ont été déclenchés. Les passes d'attaque qui ont été effectués par les avions israéliens se sont déroulées dans le volume d'action des armes déployés au Sud Liban, c'est à dire des missiles très courte portée, Mistral."Le radar du Mistral suivait les évolutions du chasseur, c'est lui qui a averti les casques bleus de la menace aérienne.
Nous sommes dans un, je vous ai dit un contexte de défense anti-aérienne, donc nous sommes en mesure de faire face à toute menace qui viendrait se présenter sur la zone pour laquelle nous agissons.
La Finul ne dispose que d'une composante terrestre à l'exclusion de tout moyen aérien autre que son autoprotection.
09 novembre 2006-20h00, France 2.
Un coup de froid entre Israël et la France, et on n'est même pas très loin de l'incident diplomatique. Paris dénonce les provocations de l'aviation israélienne, dont les appareils ont menacé les positions des casques bleus français de la FINUL au Liban. Les soldats ont même été à deux doigts de provoquer un tir de défense. Une catastrophe a été évité de justesse indique-t-on à Paris.
Les 4 chasseurs bombardiers israéliens, 4 F-15 comme ceux-ci, décollent tôt ce matin du 31 octobre. Un peu avant 9H00, ils violent l'espace aérien libanais. Toute leur progression est suivie par le radar français, surveillant la zone Sud. Ils survolent une première fois le camp français, de Deir Kifa. Puis par deux fois ils vont revenir à basse altitude, avant de remonter brutalement, puis de piquer sur les casques bleus français.
Commandant Prazuck, Etat-Major des Armées.
On a vu les avions israéliens simuler des passes d'attaque, qu'on appelle piqués/cabrés, qui permettent de faire soit des passes canon, soit de faire des passes roquettes, à l'intérieur du volume d'action des armes d'autodéfense du bataillon français.Les servants des missiles anti-aérien français ont en effet les chasseurs israéliens dans leur collimateur. Mais il leur est impossible à cet instant de savoir s'il s'agit d'une provocation, ou d'une attaque réelle. Selon la ministre de la défense, la procédure de tir a été stoppée à 2 secondes de la mise à feu du missile, pour elle, une situation intolérable.
Michèle Alliot-Marie, Ministre de la Défense.
"Nous sommes effectivement là, dans le risque d'un incident extrêmement grave, et nos militaires se trouvent dans ces conditions, dans les règles où ils doivent appliquer les tirs de légitime défense."Israël affirme ce soir que le survol de son aviation a été mal compris de la part des soldats français. L'ambassadeur d'Israël à Paris été convoqué au ministère des affaires étrangères.
Le survol du Liban n'a pas à être mal "compris" par les soldats français de l'ONU, puisque les avions de chasse israéliens ont déjà pour commencer
1°) violer l'espace aérien d'un pays qui est sous mandat de l'ONU, ce qui justifie déjà l'ouverture du feu,
2°) ensuite ils ont mis dans leur collimateur de visée une position de la FINUL, ce qui justifie une deuxième fois le tir des armes de l'ONU contre des avions israéliens en situation doublement illégale.En conclusion, le survol par des avions de chasse israéliens étaient en tout point illégal, et justifiait des représailles.